Reproduire pour collectionner, collectionner pour reproduire : le métier de l’iconographe (XIe colloque international de l’IAWIS/AIERTI, Université de Lausanne, 10-14 juillet 2017)

10.07.2017 to 14.07.2017

Session organisée dans le cadre du XIe colloque international de l’IAWIS/AIERTI : « La reproduction des images et des textes » (Université de Lausanne, 10-14 juillet 2017).

Les propositions peuvent être soumises, en français ou en anglais, en utilisant ce formulaire : https://docs.google.com/forms/d/1vote850Mssh1r1oLZe3fiKnrpPdSt_WSTBNQNQ_...

Pour plus d'information : http://www.unil.ch/reproduction2017

Reproduire pour collectionner, collectionner pour reproduire : le métier de l’iconographe

La prolifération des images engendrée par le développement des techniques de reproduction a fait émerger nombre de nouvelles figures professionnelles, parmi lesquelles celle de l’iconographe, spécialiste chargé d’approvisionner, de gérer ou de valoriser de vastes quantités de documents visuels. La définition de son rôle s’avère plurielle et la catégorie polysémique, pouvant renvoyer aussi bien à des collectionneurs à visées d’historiens, à l’instar de John Grand-Carteret (1850-1927), à des propriétaires de banques d’images commerciales comme Otto Bettmann (1903-1998), à des administrateurs de collections publiques comme Romana Javitz (1903-1980) à la tête de la New York Public Library Picture Collection, ou encore à des professionnels de la recherche d’images chargés de fournir des documents à des projets éditoriaux, tel Nicolas Bouvier (1926-1998).

Cette session se propose de revenir sur l’histoire mal connue de ces pratiques liées à l’accumulation d’images et sur le statut incertain d’un métier dont le terrain d’action n’a cessé de balancer entre la simple gestion d’un stock d’images et l’interprétation créative de celles-ci. Nicolas Bouvier situe ainsi son métier « entre le génie et le garçon de course » (Nicolas Bouvier 1991), tandis que l’archiviste et historien de l’art Paul Vanderbilt (1905-1992) l’assimile au geste du mosaïste, voyant dans la constitution de fonds iconographiques « a kind of work of art, involving the selection of components and the rightness of their placement » (Vanderbilt 1967).

Partant de cette intuition – la constitution de stocks d’images comme geste créatif –, il s’agira d’interroger, en les historicisant, les pratiques de l’iconographe ainsi que les discours qui l’accompagnent :

— Comment l’essor de la figure de l’iconographe a-t-elle interagi avec l’avènement d’autres catégories professionnelles telles que les graphistes, les directeurs artistiques, les picture editors et autres Bildredakteure ?
— Quel rapport a-t-elle entretenu avec les métiers liés à la documentation au sein des bibliothèques, des musées et des archives ?
— Quel rôle l’iconographe en tant que pourvoyeur et gestionnaire d’images a-t-il joué dans le développement de l’iconographie et de l’iconologie en tant que méthodes d’histoire de l’art ?
— Comment son travail a-t-il contribué à l’ouverture de l’histoire de l’art et à la remise en cause des hiérarchies établies (sujets canoniques vs. culture visuelle élargie) ?
— Quel impact la technique photographique et les autres instruments de reproduction et de diffusion d’images (microfilmage, électronique, web, etc.) ont-ils eu sur l’évolution de ses pratiques ?

Responsables:

Olivier Lugon
Davide Nerini

Event organizer: 
Association Internationale pour l’Etude des Rapports entre Texte et Image
Contact
Olivier Lugon et Davide Nerini
Venue
Université de Lausanne
Quartier Dorigny
1015
Lausanne
Vaud
Event language(s): 
French
English
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Cost information
Event cost: 
0.00 CHF
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