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The Open (Public) Data Trend

La réutilisation des données publiques semble être la prochaine étape du développement de la société l'information. Première approche d'un courant d'opinion qui prend chaque jour plus d'importance.

La tendance Open Data part de deux constats:

1- Les gouvernements sont parmi les plus grands producteurs de données brutes (administration, données géographiques, statistiques, etc.).
2- Ces données brutes (Raw data) peuvent être réutilisées pour créer de nouveaux services, notamment des applications web ou d'autres services internet (applications I-Phone par exemple).

Donc les gouvernements devraient mettre à disposition des citoyens les données brutes qu'ils produisent.

En Angleterre, une campagne d'opinion intitulée "Free Our Data: Make taxpayers' data available to them" a été lancée en 2006. Ecouter sur le sujet une présentation de Michael Cross, l'un des animateurs de la campagne.
En mai 2009, le gouvernement des Etats-Unis ouvre le site Data.gov. Début 2010, il est suivi par le gouvernement Anglais qui lance Data.gov.uk.
En France la tendance fait aussi son chemin. Une manifestation sur l'Open Data en Europe est prévue en novembre à Rennes.

Quels sont les enjeux de l'Open Data ?

Difficile de le dire pour le moment. D'un côté, informaticiens et développeurs semblent considérer l'Open Data comme un nouveau Grall, qui ouvre une myriade de possibilités. Ecouter à ce propos le speech de Tim Brenner-Lee, inventeur du Web, en février 2009.

De l'autre, les administrations publiques restent en partie réticentes, principalement à cause des risques de "privatisation" des données publiques. Le problème se pose en ces termes: L'État salarie des fonctionnaires pour produire des données. Celles-ci peuvent ensuite être récupérées gratuitement par le secteur privé et revendues sur internet sous formes de services. Les coûts incombent au secteur public, alors que les bénéfices sont répartis parmi les acteurs du marché.

"Nous payons des impôts ! Donnez nous nos données !", disent les uns. "Les intérêts du secteur public doivent être pris en compte en priorité", rétorquent les autres. En tout cas la tendance est bien là, et elle se renforce.